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Occasion ratée

Occasion ratée

Il y a des rendez-vous à ne pas manquer. La Coupe du Monde de la FIFA 2014™ en est un, qui plus est lorsqu’on est Brésilien. “J’ai quelques années de plus, et quelques kilos aussi, mais c’est sûr que j’aurais adoré jouer une Coupe du Monde dans mon pays”, a récemment avoué Ronaldo, l’un des ses ambassadeurs. Alors que le coup d’envoi de la compétition approche, tout le pays s’attend déjà à ce que sa Seleçao remporte, à la maison, pour la 20ème édition du tournoi, et pour la sixième fois de son histoire, le trophée suprême. Mais attention : il arrive que ses propres festivités tournent au vinaigre.

Le Brésil le sait d’ailleurs mieux que quiconque. Comment oublier la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 1950 et sa fameuse finale entre l’Uruguay et le pays hôte, au Maracanã, conclue contre toute attente par une victoire de la Celeste (1:2) ? En tout cas, Alcides Ghiggia, auteur du but qui avait offert le sacre aux Charruas, lui, s’en souvient : “Seules trois personnes ont réussi à faire taire les 200 000 spectateurs du Maracanã d’un seul geste : Frank Sinatra, Jean-Paul II et moi-même, a-t-il un jour confié.

Des hôtes pas à la hauteur
Il y a 10 ans, le Portugal a vécu pareille désillusion alors qu’il accueillait l’UEFA EURO 2004. Devant son public, la brillante Selecção das Quinas est parvenue à se hisser en finale. Tout le pays s’apprête alors à célébrer le premier grand titre de son histoire, d’autant qu’en face, la Grèce n’a pas la faveur des pronostics. Patatras. Les Héllènes s’imposent 1:0 à l’Estadio de la Luz grâce à un but d’Angelos Charisteas. Le capitaine Theodoros Zagorakis raconte :”Quand l’arbitre a sifflé la fin de la rencontre, c’est comme si on avait éteint la lumière… Puis ce sourire en permanence sur mon visage un peu idiot pendant je ne sais pas combien de temps. Incroyable”. Cristiano Ronaldo et le Portugal, eux, sont en larmes.

Peu de temps après, une équipe portugaise a l’opportunité d’effacer ce mauvais souvenir. L’Estádio José Alvalade est cette fois le théâtre de la finale de la Coupe de l’UEFA. Le Sporting Portugal a 90 minutes pour redonner le sourire aux supporters lusitaniens, un an après le fiasco de la finale de “leur” Euro. Encore faut-il battre le CSKA Moscou dans son antre. Cela commence plutôt bien puisque Rogerio Regis ouvre le score. Mais c’était sans compter le réveil russe. Score final 1:3.

Il faut croire qu’il est compliqué de gagner une finale de Coupe d’Europe à domicile… Le Bayern Munich en a récemment fait l’amère expérience. Chelsea est venu gâcher la fête bavaroise lors de l’ultime match de la Ligue des champions 2012 (1:1, 4 t-a-b 3). Un petit miracle tant les Allemands ont eu toutes les cartes en main devant leur public : ils ont mené au score jusqu’à la 88ème minute du temps réglementaire avant une égalisation signée Didier Drogba. Ils ont obtenu un penalty dans la prolongation, repoussé par Petr Cech. Ils ont même dominé la séance de tirs au but après un premier échec des Blues. En vain.

Sortie par la petite porte
Autre Bleu, autre stade allemand, autre rendez-vous manqué, Zinedine Zidane avait choisi l’Olympiastadion de Berlin pour jouer son dernier match de footballeur. Et quel match ! La finale de Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006. La soirée commence bien, Zizou ouvre le score d’une superbe panenka à la 7ème minute, mais Marco Materazzi décide de jouer les trouble-fêtes. Il égalise, avant de provoquer la sortie prématurée du génie tricolore. La France ne s’en relèvera pas. Le Bleu termine sa superbe carrière sur un carton rouge… et une nuit noire.

Du rouge et du noir, Paolo Maldini en a porté pendant toute sa carrière, de 1978 à 2009. C’est pourtant sous les huées d’une partie de son propre public que le défenseur de l’AC Milan quitte le terrain de San Siro, théâtre de son ultime match et de tous ses exploits, le 24 mai 2009. Certes, ce jour là, Milan a perdu 3:2 face à l’AS Rome mais ce n’est pas cela que reproche une partie des tifosi à leur enfant chéri. Malgré les innombrables titres et sa fidélité au maillot rossonero, certains ne lui pardonnent pas ses critiques faites quatre ans plus tôt, à propos des sifflets des supporteurs après la finale de Ligue des champions perdue face à Liverpool. “Merci capitaine : sur le terrain, un champion incroyable, mais tu as manqué de respect à ceux qui t’ont aimé”, pouvait-on lire sur une banderole.

L’attaquant argentin Guillermo Barros Schelotto est lui une figure emblématique du club de Gimnasia. Il y a fait ses classes avant d’enchaîner les titres avec Boca Juniors (16) et le club américain de Columbus Crew (3) de 1997 à 2011. A 38 ans, pour finir en beauté une carrière remplie de trophées et de sélections (10), il décide de rejoindre son club de coeur qui se bat pour éviter la relégation. Pour son 593ème et dernier match en tant que professionnel, Schelotto et Gimnasia ont impérativement besoin d’une victoire face à San Martin de San Juan après avoir perdu le match aller 1:0. Au retour, chez eux, ils n’obtiennent que le nul (1:1). Gimnasia quitte l’élite après y avoir passé 32 ans. Schelotto sort lui par la petite porte.

Autre fête qui a un peu tourné au fiasco : celle du Boca Juniors de Schelotto justement, Carlos Tevez et autres Nicolas Burdisso . Alors que le club vient de remporter la Copa Libertadores 2003, les joueurs et les supporteurs se retrouvent à la Bombonera pour célébrer le titre. Une équipe “bis” est dans le même temps envoyée à Rosario pour jouer le match de championnat de la saison régulière. Alors que la fête bat son plein à Buenos Aires, les Xeneizes essuyent l’une des plus sévères défaites de leur histoire en championnat. Score final 7:2.

Anniversaire-galère
Le 22 mars dernier aurait dû être une date mémorable pour Arsène Wenger… L’entraîneur français d’Arsenal célébrait sa 1 000ème sur le banc d’Arsenal. Mais la journée vire au cauchemar. Ses Gunners s’inclinent 6:0 face à Chelsea. “C’est l’un des pires matches de ma carrière. Après 20 minutes, le match était fini. Ensuite, c’est long. On ne se prépare pas pour ce genre d’expérience”, confie alors le héros malheureux du jour. En 2011, Monaco, ancien club de Wenger, a de son côté été relégué, après 34 ans passé en Ligue 1, au soir de son 2 000ème match dans l’élite française.

Le centième anniversaire du Real Madrid n’a pas non plus laissé d’impérissables souvenirs aux supporteurs de la Casa Blanca. En se qualifiant pour la finale de la Coupe du Roi, les Merengues avaient pourtant trouvé un prétexte parfait pour célébrer comme il se doit ce centenaire. Mais ce 6 mars 2002, La Corogne avait décidé de gâcher la fête (2:1). Tour à tour, Sergio Gonzalez et Diego Tristán mettaient sous silence Santiago Bernabeu. Raul réduisait l’écart. Dans un stade désert, le Roi Juan Carlos remettait finalement le trophée aux joueurs du Depor, présents eux pour l’occasion.

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